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En ce jour du mercredi
28 novembre 2007,Chers auditeurs postmodernes et postbelges,
je ne sais pas pourquoi les derniers soubresauts de la crise institutionnelle
que traverse notre pays m’ont fait penser à cet hélicoptère
qui s’écrasa —oh, il y a bien vingt ans de cela —
sur un petit village des Pyrénées françaises. Dans
sa chute, il emporta l’antenne-relais qui diffusait par là-bas
les émissions de la télévision. Cet accident attira
nombre de reporters et quantité de caméras. De sorte que
chacun put voir, le soir, sur son petit écran, ce que donnait
en vrai la rencontre galvanisante d’un hélicoptère
et d’un pylone. Chacun, sauf, précisément les habitants
du hameau où s’était abattu l’appareil. Car
les téléviseurs de ce petit village de montagne ne diffusaient
que de la neige.
En fait, je sais pourquoi je repense à cette histoire : parce qu’avant-hier, une amie russe me disait l’inquiétude qu’elle rencontrait autour d’elle et me parlait de tous ces anciens Soviétiques, venus d’un Etat-continent ayant éclaté en pas moins de 15 pays-nations et aujourd’hui résidants belges, de ces ex-Soviétiques donc qui se demandaient si ce pays, le nôtre, n’allait pas à son tour se dissoudre et j’ai eu beau la blaguer un peu avec Poutine et ses chacals et lui demander si Kasparov en prison ce n’était pas inquiétant non plus, par exemple, j’ai compris qu’il fallait faire place à son tourment, mais comment m’y suis-je pris pour y mettre un peu d’enthousiasme, je me le demande encore. (...) |
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