Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2007
   


 
 

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En ce jour du mardi 27 novembre 2007,
Il ne vous aura pas échappé que nous sommes entrés dans les turbulences des fêtes de fin d’année et que la ville a commencé déjà de revêtir son plus bel habit de cérémonie et à chamarrer de rouge et d’or les vitrines de ses grands magasins en espérant bien sûr que la première neige, pour la plus grande joie des grands et des petits, recouvre enfin nos avenues de son blanc manteau immaculé maintenant que les bois et guérets sont dépouillés de leurs attraits et que le grand sapin, roi des forêts, trône sur la place principale autour de laquelle s’organise ordinairement, jouez hautbois, résonnez musettes, le marché de Noël.
Ah, le marché de Noël ! Qui n’a pas son marché de Noël avec son vin chaud à la cannelle et ses délectables tartiflettes ? C’est quelque chose, le marché de Noël. Et ce terme n’est pas innocent qui vient nous dire que Noël, par ailleurs, est aussi une industrie et s’il fallait vous le prouver que Noël est bien un marché, vous n’avez qu’à penser à cette main invisible qui vient au matin déposer sous le sapin tous ces cadeaux dont vous n’avez jamais osé rêver.
Depuis quelques années, cependant, la matière première manque pour alimenter correctement ce marché. Car voilà, ce monde manichéen, décembre venu, manque cruellement de blanc. Alors, on s’arrange. L’on produit au canon la neige qui nous manque. (...)