Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2007
   


 
 

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En ce jour du mardi 6 novembre 2007,
Alors, Serge, je vous laisse une semaine, une pauvre semaine, et voilà, vous me faites des chroniques dans le dos : Bart de Wever et la Shoah, Johan Vermeersch et Zola, le pape et l’objection de conscience pharmacienne, le pape et la béatification de l’église franquiste, l’Arche de Zoé et sa traite de petits Noirs, Saint Josse et ses Afghans en grève de la fin, Saint Josse et sa petite équatorienne Angelica, Saint Josse et ses Turcs tout gris, sans parler de ces fameux 149 jours, je serais de vous, je ne serais pas fier.
J’y suis allé, moi, au cimetière tandis que vous enterriez de votre côté ce que j’avais mis d’espoir en réserve, je vous avais pourtant fait avant de partir, et n’était-ce pas là un testament momentané, le compte des vertus cardinales de l’homme postmoderne et que n’y avais-je ajouté la faculté de laisser-aller qui renverse la capacité à résister…
Je vous demande Serge, à quoi avez-vous pensé pour laisser faire et laisser dire, comment avez-vous pu, depuis votre micro, regarder les hommes tomber sans le leur tendre, je veux dire : tendre un micro, c’est parfois jeter une bouée. Alors, voilà, aujourd’hui on jette tout, on balance, Serge. Je compte jusqu’à deux, deux c’est vous et moi, nous sommes sur le pont du monde ce matin, nous le voyons naître dans la brume, et il faut bien dire que ce n’est pas une merveille, le monde quand il se réveille. (...)