Lautresite, le jour, les billets du mois d'octobre 2007
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Dans l’épisode trois, c’est Bernard-Henri Lévy qui invité par nos confrères de France Inter s’en prend à un fameux discours que Nicolas Sarkozy avait prononcé en juillet dernier à Dakar sur l’état de l’Afrique et qualifie son contenu de « dégueulasse » et son rédacteur, Henri Guaino, de raciste.
Que pensez-vous qu’il arrive lorsque l’on dit un gros mot et surtout quand on le répète ? Et bien, tout content de son importance, le voilà qu’il se goberge et se met à enfler, le gros mot. Ah, il ne se sent plus ! Alors il boursouffle, ballonne, s’expanse et gonfle… Et croyez-moi ou non, le gros mot devient plus gros encore !
Et donc, à cette accusation de « dégueulasse » et de raciste, Henri Guaino, plume présidentielle, répondit placidement que, je cite, « ce petit con prétentieux (de Bernard-Henri Lévy) ne l’intéressait pas », un petit con avec « la bave aux lèvres et la haine qui suinte de partout », et que de toute manière, « Des crétins y en a toujours eu. Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à autant de conneries?".
Vous ne pensiez pas, hein Sophie, que la langue de bois quand elle se décomplexait devenait de la langue de pute… Comment ? Vous trouvez que c’est aussi un gros mot, pute ? Mais non. Ainsi moi à ma fille, il y a quelques jours : « Louise, tu veux bien arrêter de dire putain à la fin de chaque phrase ? » Et ma fille à son père : « Mais papa, putain aujourd’hui c’est plus une insulte, c’est un adverbe d’intensité ».
Ah, chers auditeurs contemporains, puissions-nous vivre des époques intenses. Allez, bonne journée et puis bonne chance.