Lautresite, le jour, les billets du mois d'octobre 2007
   


 
 

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En ce jour du jeudi 10 octobre 2007,
Pourquoi, dites-moi, dit-on de certains mots qu’ils sont gros ? Car voilà, dans le vocabulaire, il y a les mots tout courts et puis les gros mots. C’est vrai qu’il existe aussi des petits mots, des mots doux et puis des mots gentils. Mais il n’existe pas de mots qui seraient maigres ou sveltes, minces ou fins. Il n’y a pas de mots fins aurait dit Jacques Lacan.
Je vous dis cela parce qu’ainsi que Roberto Denis vous le rapportait hier en plusieurs langues, le mot « dégueulasse » fait ces jours-ci vaciller la République de nos amis d’outre-Quiévrain comme dirait Bernard Kouchner.
Dans l’épisode un, la secrétaire d’Etat d’ouverture du gouvernement Fillon, Fadela Amara, estime « dégueulasse » le fait d’instrumentaliser l’immigration avec ces histoires d’ADN que je vous ai narrées il y a quelques jours.
Dans l’épisode deux, la même ministre, saluée par la gauche pour sa sortie salutaire et invitée à rendre son portefeuille, rétorque qu’elle n’a pas de leçons à recevoir « en particulier de certains députés de gauche qui nous ont laissé vivre dans des endroits dégueulasses". Elle parlait là de sa condition de fille d’immigrés, une cité d’urgence, Clermont-Ferrand, onze enfants, un appartement. (...)