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Je vous dis ça, c’est
même pas pour rire, c’est pour rappeler tout cela, vous
savez : Marie, Joseph, le recensement de César (qui est le père
de qui ?), le couple qui cherche asile, les hôteliers qui refusent
l’accueil, le refuge dans une crèche, le roi Hérode
(où sont les nouveaux-nés ?), le massacre des innocents,
la fuite en Egypte… Je vous dis ce n’est pas pour rire,
mais parce que la position des évêques français
est cohérente pour la raison que cette histoire, ils l’avaient
déjà lue : elle figure dans le nouveau testament et tout
un pan de civilisation s’est créé là-dessus
: sur le départ d’un gamin en exil par persécution
génétique. Ce qu’il y a de bien chez les hommes,
c’est qu’ils nous surprennent peu. Vingt-et-un siècles
plus tard, ils écrivent toujours la même histoire.
Et l’histoire, évidemment, se termine peu ou prou de la même manière. Le Sénat français, avant-hier a largement amendé la loi de sorte que seul l’ADN de la mère pourra être comparé à celui de ses enfants ce qui, convenons-en, ne sert pas à grand-chose. Le père, en revanche, n’y sera pas soumis qui pourrait très bien s’apercevoir qu’il ne l’est pas… Bon, mais nous, qui sommes les voisins de nos amis français, nous le proposons depuis 2003, ce test ADN pour les ressortissants de pays où l’Etat civil n’est pas fiable. Et pour ce qui nous occupe, aucun débat n’est venu troubler quoi que ce soit, de sorte qu’un père malien ou philippin peut toujours, grâce à nous, s’apercevoir qu’il ne l’est pas, papa. Et d’ailleurs, n’est-ce pas ce que l’on est toujours en train de se demander avec le père d’Angelica : si celui-là il l’est ou pas, papa ? Il me vient une idée. Par ces temps hésitants, il faudrait peut-être lui faire passer un test, à notre mère patrie, pour nous assurer que nous sommes bien ses enfants. Allez, bonne journée Nathalie et puis bonne chance. |
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