Lautresite, le jour, les billets du mois d'octobre 2007
   


 
 

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En ce jour du jeudi 4 octobre 2007,
Vous savez, tenir une chronique c’est un peu comme s’occuper d’un petit commerce de quartier, on a ses bons clients, on a ses têtes de pipe et pour le coup, Noël Forgeard c’est un peu des deux.
Vous vous souvenez du parachute doré de Noël Forgeard, l’ancien PDG-adjoint d’EADS dont dépend Airbus ? Je vous en avais causé abondamment en avril dernier et l’on m’avait fait savoir que je confondais tout, le sens et la morale des affaires, et après, sans que je n’y sois pour rien, l’on avait pourtant parlé de moraliser tout cela, les stock options, les golden parachutes : tout ce qui fait qu’un ancien grand patron devient au final une sorte de délinquant social. De sorte qu’on l’avait presque oublié, Noël Forgeard. Le montant de ses indemnités était pourtant, ça tombe bien, astronomique, — plus de 8 millions d’euros — et on le soupçonnait déjà à l’époque d’un délit d’initiés qui aurait ajouté à sa manne.
Lui qui avait contribué à la déroute d’Airbus, voilà qu’il en aurait tiré des dividendes supplémentaires en vendant ses actions au moment propice, c’est-à-dire juste avant la chute des cours parce que, en toute occasion, on le sait bien, c’est le pilote qui voit le mieux venir le crash. C’était déjà pas mal. (...)