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Karina De Wever habite, dans l’entité
de Tintigny, le petit village de Poncelle, toute petite chose gaumaise,
toute verte, un passé celtique, un lavoir, un moulin, deux centaines
d’habitants et une communauté d’Anversois venus là
comme ailleurs pour un retour à la nature. Karina De Wever qui
était sans emploi à Boom l’est tout autant à
Poncelle. Elle y a donc fait transférer son dossier comme le
ferait n’importe quel Espagnol ou Suédois venant s’installer
dans un autre pays de l’espace européen et y recouvrant
naturellement ses droits sociaux. Elle l’a fait d’autant
plus facilement que Karina De Wever n’est pas espagnole ou suédoise
mais belge, que les allocations n’ont pas besoin de passeport
pour passer ce qui n’est pas une frontière et qu’il
n’existe pas encore de délit de sale gueule de l’emploi.
Le scandale n’est donc pas qu’une Belge en Belgique ait les droits d’une Belge, l’étonnement c’est que l’on puisse s’en étonner. Il était donc parfaitement inutile pour De Wever frère de traiter de « vautours » les journalistes qui s’apprêtaient à publier cette information. Parce que l’on voudrait bien savoir ce qui lui était honteux dans cette affaire ? Que sa sœur soit installée en Wallonie ? Qu’elle soit affiliée à la FGTB ? Qu’elle soit au chômage ? Ou qu’elle vive en communauté ? Il n’y a rien là, que l’on sache qui soit une maladie honteuse. Mais comme on a commencé avec un Delafontaine, on va en terminer avec un autre : « J’en sais beaucoup de par le monde à qui ceci conviendrait bien : De loin, c’est quelque chose. Et de près, ce n’est rien ». Allez, bonne journée Sophie et puis bonne chance. La citation de Jean de La Fontaine est issue de la fable « Le chameau et les bâtons flottants », livre IV, fable 10 |
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