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Cet extrait-ci, publié hier
dans la presse française, date de novembre 2006. «
J’en ai marre, marre des Farc, marre des gens, marre de cette
vie en communauté. Marre de ne rien avoir à moi toute
seule. Tout ça vaudrait la peine si on savait pourquoi on lutte.
Mais vraiment, je n’y crois plus. C’est quoi cette organisation
où certains ont du fric, des cigarettes, des gâteaux, et
où les autres doivent mendier, pour être rejetés
et réprimandés ? Une organisation où une fille
avec de gros seins et une jolie tête peut déstabiliser
un plan qui avait été longuement préparé
ensemble. Où on doit travailler toute la journée pendant
que les commandants se racontent des conneries. Moi, qui sait si je
sortirai un jour de cette jungle… […] Je veux m’en
aller, quitter au moins cette unité. Chacun sait qu’il
est ici plus ou moins comme un prisonnier. »
Il y a ce terme, prisonnier, évidemment. Qui vient comme un miroir à un autre mot, otage, qui qualifie Ingrid Betancourt et les autres. Les Farc, ce serait donc des prisonniers détenant des otages ? Des aveugles des paralytiques ? L’hôpital, la charité ? On savait les Farc imperméables et délirantes, on sait maintenant qu’elles sont aussi odieuses. Avant de partir, Eillen disait que « ce n’est pas parce qu’on pense ne rien pouvoir changer qu’on ne doit rien faire ». Comme on en veut au monde entier quand il n’est plus possible de chercher un monde meilleur sans s’engager du côté des salauds. Bonne journée Sophie et puis bonne chance. |
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