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chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin
première" RTBF. Ecouter la chronique du jour. |
sur les moyens technologiques d'empêcher
des gens d'utiliser et de chercher des mots dangereux comme «
bombe », « tuer », « génocide »
ou « terrorisme ». On comprend bien ce que veut dire le
Commissaire mais précisément, il le dit mal. Car en l’occurrence,
le mot bombe n’a jamais explosé et le mot tuer n’a
jamais tué non plus. Ce que cherche le Commissaire, du moins
on le souhaite, c’est de combattre l’usage qui est fait
de ces mots quand ils ne sont plus des mots. Espérons donc qu’il
ne se trouvera pas un crétin ou un idiot utile qui, à
l’invitation, du Commissaire s’en ira expurger Internet
de ses mots pensant ainsi en éradiquer le mal.
Et pourtant, croyez-moi, la tendance existe. Ainsi « le Petit Robert », merveilleux dictionnaire, subit depuis quelques années les charges régulières de gens qui rigolent pas, question vocabulaire. L’an dernier, c’était la définition du mot « coloniser » qui était remise en cause par des associations antiracistes qui la trouvait trop molle, trop positive, pas assez critique. On demanda le retrait de l’ouvrage. Cette année, c’est un syndicat de police qui s’estime bafoué pour l’illustration donnée au mot rebeu, vous savez bien, ce verlan du mot beur qui est le verlan du mot « arabe ». La citation dit ceci : “T’es un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier. C’est ça ?”. C’est pitié, ont dit les policiers, que des enfants puissent jamais lire ça. Et de porter plainte pour que la citation soit retirée. Ah, Sophie, faisons ensemble le rêve d’un monde où l’on ne pourrait plus utiliser certains mots et où les dictionnaires seraient interdits aux enfants. C’est certain alors qu’on vivrait dans un monde plus sûr. Allez, bonne journée, Sophie, et puis bonne chance. |
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