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En ce jour du mercredi
12 septembre 2007, C’est bien que de temps en temps,
on nous rappelle ici et là que les mots ont un sens. C’est
de plus en plus rare que les mots aient un sens. Tenez, un sans abri.
Avant on disait un clochard, c’était imagé, on voyait
bien que c’était un mot qui traînait la patte, qui
allait clopin-clopant, on sentait bien que quelque chose clochait, mais
tout le monde comprenait. Aujourd’hui, on dit sdf : sans domicile
fixe. On comprend tout autant, mais le mot est injuste. Parce qu’évidemment
il n’y a pas de domicile qui ne serait pas fixe. La fonction d’un
domicile, c’est précisément d’être fixe.
Un domicile, c’est une demeure. Et une demeure, fût-elle
votre dernière et surtout si elle l’est, c’est enraciné,
c’est placé quelque part et ça n’en bouge
pas.
Aussi, est-on très reconnaissant lorsque quelqu’un nous renvoie à la responsabilité que nous avons d’employer tel ou tel mot. Par exemple, le Commissaire européen Frattini, chargé de la Liberté, de la Sécurité et de la Justice. Voilà deux jours, à la veille du 11 septembre, il s’exprimait à propos des dangers que recèle Internet en matière de terrorisme et s’inquiétait de la facilité d’y trouver, pour n’importe quel crétin ou idiot utile, le mode d’emploi d’une bombe ou la recette de sa fabrication. Pour bien se faire comprendre, il a dit : "J'ai la ferme intention d'entreprendre une étude avec le secteur privé (...) |
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