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En ce jour du vendredi
7 septembre 2007, Il y a quelques semaines, vous aviez pu voir
sur votre écran de télévision un spot pour un insecticide
et vous vous en souvenez peut-être : des convives chics attablés
dans un restaurant chic donnant sur un jardin chic, c’est une
soirée chic. Surgit alors un type, patibulaire, sale, habillé
comme l’as de pique et peigné avec un clou, qui, à
l’indignation et la stupeur des mangeurs, s’approche de
la fenêtre. On comprend qu’il veut sa part de gâteau.
On comprend surtout qu’il a les allures d’un, comment dit-on
encore, un sans domicile fixe, un sdf, une cloche quoi.
Survient alors un serveur muni de l’arme fatale : il colle sur la vitre un autocollant insecticide. Le type, le patibulaire, le sale, l’habillé comme l’as de pique est comme foudroyé. On s’aperçoit alors qu’il a des ailes dans le dos. Et le patibulaire avec ses ailes dans le dos fait encore quelques pas dans le jardin comme s’il voletait, et puis voilà, le spot est fini, il s’effondre, lui le sale type dans le jardin chic. Le slogan dit alors : « Ça marche aussi pour les mouches ». Il y a quelques jours, vous étiez resté en arrêt devant cette nouvelle comme quoi une ville en France, une belle commune, Argenteuil, s’était procuré du répulsif malodorant pour en asperger les endroits où se réunissaient les sdf. Le maire avait pris, voilà trois ans un arrêté municipal pour interdire leur présence dans le centre-ville, mais allez faire la manche, vous, dans la banlieue… (…) |
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