Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2007
   


 
 
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Mais si la loi est la loi, pourquoi l’appliquer ici et pas là, pourquoi l’appliquer en partie de temps en temps, en tout à d’autres moments, pourquoi donc si la loi est la loi n’est-elle pas toujours la même loi ?
Une loi, ça dit oui ou ça dit non. Ça ne dit pas « je ne sais pas » ou bien « on verra » ou bien « on fait ce qu’on peut » ou bien « on fait ce qu’on veut ». Car à rendre les gens schizophrènes, on finit aussi qu’ils aient deux identités.
Et c’est pourquoi nous nous sentons aujourd’hui un peu floués et déçus par l’annonce que ce papa avait déjà introduit une demande d’asile sous une autre nationalité. Parce que l’on accepte pas plus des lois que des hommes qu’ils noient le poisson.
A ce propos, Jean-Pierre, un de vos invités, ces jours-ci, c’était Herman De Croo, vous a un peu gourmandé lorsque vous l’avez soupçonné de ne pas répondre franchement à l’une de vos questions et de noyer le poisson. L’ancien président de la Chambre a eu cette réflexion surprenante : « Je n’ai jamais vu un poisson se noyer ». S’il avait été asticotier, il aurait su que si. On peut noyer un poisson. C’est ce que font les pêcheurs à la ligne quand ils ont une prise qu’ils veulent fatiguer : la sortir de l’eau, l’y replonger et ainsi de suite jusqu’à ce que le poisson s’épuise. On dit alors qu’il est noyé. Donc oui, Jean-Pierre, on noie bien les poissons. Et on achève bien les chevaux, aussi. Allez, bonne journée et bonne chance.