Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2007
   


 
 

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En ce jour du jeudi 6 septembre 2007, Ne vous en allez pas si vite, Jean-Pierre Jacqmin, car je vous ai suivi hier par l’oreille et j’ai bien entendu ce que disait votre invité Albert Jacquard qui soulignait qu’en Antarctique on était d’abord un citoyen du monde avant d’être Français, Belge, Russe, Norvégien ou que sais-je. Il y a donc encore des pays, que dis-je, des continents, où il n’est pas besoin de visa ni de passeport. J’ai bien aimé aussi que votre invité insiste sur la poésie des actes gratuits qui comme chacun sait sont toujours hors de prix et sur le fait que ce qui a le plus de valeur le plus souvent n’en a pas.
J’y pensais voyez-vous parce que tout plongé dans l’utopie que vous ne faisiez partager, Sophie et vous, et ces déserts glacés où vous nous emmeniez, il n’a pas pu m’échapper que votre voyage en croisait un autre et que l’on avait pu voir que, dans les aéroports, l’Office des Etrangers s’intéressait beaucoup aux pères des clandestins.
Cette chaîne nous l’a annoncé sans attendre avant-hier : Angelica, son père et sa mère interpellés à Bruxelles national, l’enfant et la mère relâchées, le père emmené en centre fermé. Un papa médiatisé, vu partout, tellement connu apparemment qu’on l’a même reconnu, tiens pour une fois, dans une foule ou dans une file, à l’aéroport. Eût-il fallu l’arrêter que les occasions n’avaient pas manqué, auparavant. Même à la télévision, on aurait pu lui passer les menottes. Vous me direz : la loi est la loi, Paul, et rien n’est plus fort ni plus haut qu’elle. (…)