Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2007
   


 
 

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En ce jour du mercredi 13 juin 2007,
Chers auditrices et auditeurs, ce n’est pas tous les jours qu’on célèbre un poète, alors permettez-moi, parce que celui-là aurait eu cent ans, qu’on fête demain son anniversaire et qu’il n’est rien de plus agréable ni de plus utile à 7h18 du matin que de souhaiter un bon anniversaire à un poète, permettez-moi de saluer René Char, ce cher René Char. Pour saluer un poète, la meilleure façon est encore de le lire, étant entendu qu’il n’est rien de plus agréable ni de plus utile à 7h18 du matin que de lire un poète. Mais, voyez-vous, je vous ai choisi une lettre qui n’est pas un poème ou alors, qui est beaucoup plus qu’un poème. C’est une lettre de demande en mariage que n’importe quels pères et mères aimeraient un jour recevoir, si les temps faisaient qu’on demandait encore aujourd’hui la main des filles. Donc, imaginez-vous que le facteur, un jour du mois d’août vous glisse ceci sous la porte : « Madame, Monsieur. L’admirable de la vie peut se résumer, pour un petit nombre, en une lettre infiniment agréable et difficile à écrire, un matin de l’année 1932. Voulez-vous me permettre, malgré l’ignorance où vous êtes de « l’ensemble » — j’allais écrire de l’harmonie ! — que je représente de vous demander à des fins éternelles la main de votre fille Georgette ? (...)