Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2007
   


 
 

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En ce jour du mercredi 30 mai 2007,
Si quelqu’un se demande quelle est l’empreinte écologique de la Camorra napolitaine, je vous montrerai une photo et vous verrez alors ce que peut bien vouloir dire « Voir Naples et puis pourrir ». Sur cette photo, une rue, dans cette rue un trottoir, sur ce trottoir des déchets, une montagne de déchets. Et l’on y voit effectivement très bien l’empreinte de la mafia locale. Car l’Italie qui vient—pas plus tard que le mois dernier — de se faire tancer par la Commission européenne pour son retard persévérant dans la gestion de ses déchets — vit sous le régime du trafic de poubelles. Il y aurait environ 5000 décharges illégales dans le pays et la mafia sait très bien comment transformer du PVC en or : c’est elle qui, dans ce désert sanitaire, fait son beurre avec les huiles usagées. En foi de quoi, personne ne trie, personne ne traite et chacun enfouit. Mais là, précisément, la cour est pleine et les décharges aussi. Il y aurait, estime-t-on, un million de tonnes de déchets en déshérence, au fond de la Botte. Avant-hier, dans un sursaut communautaire, le gouvernement italien a proposé à la Roumanie de lui vendre ses poubelles. C’est fort bien. Nous avons dans le delta du Danube quelques pélicans qui se nourrissent de sacs en plastique, ça leur fera de l’ouvrage. Le gouvernement roumain a opposé à cette demande une fin de non-recevoir. (...)