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Mais non, il semble bien que ce
que nous avons vu était réel mais n’était
pas vrai. Mais il n’y a pas que cela : nous ne savons pas non
plus qui a remporté celui de 1996 — était-ce Bjarne
Riis ? — , de 1997 — était-ce Jan Ulrich —
, de 1998,— était-ce Marco Pantani ? — et nous pourrions
ainsi continuer jusqu’à nos jours tant il est vrai que
toutes les victoires, depuis une quinzaine d’années, ont
la couleur de la réalité, le goût de la réalité,
l’odeur de la réalité, mais ne semblent pourtant
pas plus vraies que, je ne sais pas moi, les armes de destruction massive
en Irak… Bjarne Riis, ex-vainqueur du Tour en 1996 est le dernier
à avoir avoué s’être dopé à
l’EPO lors de son ex-victoire. Vous vous souvenez de Bjarne Riis,
ce taureau danois, sorti de nulle part, inconnu avant d’être
vêtu de jaune. La semaine dernière, reconnaissant s’être
dopé, il a déclaré : « Mon maillot est
dans le garage. Ils peuvent venir le reprendre. Je suis néanmoins
fier de mes résultats même s’ils n’ont pas
été acquis en toute honnêteté ».
Quelle phrase ! Elle nous dit que le mensonge ne serait jamais qu’un
moment de la vérité… Et la fraude, à tout
prendre, le début de l’honnêteté… Car,
comme le dit encore Bjarne Riis, ces pratiques délictueuses «
faisaient partie de la vie quotidienne de l’époque »…
Il faudrait donc comprendre que « le passé est le passé
». Voilà, simplement ça. Le passé, pourtant,
passe son temps à nous dire qu’il n’est pas dépassé.
On devrait commencer à le savoir… Toute ressemblance avec
des événements existant ou ayant existé dans des
villes ayant accueilli le Tour de France ne serait bien sûr qu’une
pure coïncidence.
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