Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2007
   


 
 

:


En ce jour du mercredi 23 mai 2007,
Petits actionnaires, mes frères, faisons gaffe où nous mettons nos billes et surtout pas chez Lernout et Hauspie. Le conseil est tardif, j’en conviens. Et les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Parce que, tout de même, il était bien facile de succomber à ces sirènes, à ces mirages, à ces chimères. Car tout autant que de la technologie de reconnaissance vocale, ce que produisait Lernout et Hauspie, c’était du rêve. Le rêve de pouvoir parler un jour au téléphone dans une langue et d’être compris dans une autre, comme le prédisait Jo Lernout. Et c’est vrai que c’est un songe merveilleux, une utopie babélienne. Un rêve icarien aussi. « The sky is the limit », dit-on à Hollywood, une autre usine à rêves. Et précisément, c’était cela que proposaient Lernout et Hauspie : de toucher le ciel. Mais on sait ce qui est arrivé à la Tour de Babel et à l’Icare de Brueghel et on voit bien comment le « Vol d’Icare », en technologie de reconnaissance vocale, se traduit désormais par « L’escroquerie de Lernout et Hauspie ». Il y a aujourd’hui 13.300 plaignants, dans cette affaire. Treize mille trois cents ! Comme quoi, il n’est jamais bon de mélanger les rêves et la Bourse. (...)