Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2007
   


 
 

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En ce jour du vendredi 4 mai 2007,
Dans le débat Royal–Sarkozy, il y avait deux journalistes et les deux journalistes étaient ceux qui étaient assis côté à côte. On les reconnaissait au fait qu’ils n’obtenaient pas de réponse à leurs questions. Plutôt que des arbitres — en tout cas, ils n’avaient pas de montre —, ils ressemblaient à des juges de ligne. Ils guettaient le hors-jeu, ils organisaient les coups de coin et sifflaient les rentrées en touche. Au total, ils ont donné l’impression de n’avoir pas vu le match. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le journalisme, mais plutôt dans un exercice de communication qui partage avec communion des racines communes. Les JT aussi, que l’on appelle également des grands-messes, sont des moments de communion, c’est-à-dire que l’on y partage quelque chose. Une enquête de l’Observatoire du débat public montrait d’ailleurs que ce qui était le plus partagé, au terme d’un JT, c’était le malaise. Cette étude française démontrait ainsi que le spectacle d’un JT était d’abord une épreuve psychologique mais aussi physique au terme de laquelle l’homme du 21ème siècle éprouvait un sentiment général d’abattement. (...)