Lautresite, le jour, les billets du lois d'avril 2007
   


 
 

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En ce jour du lundi 30 avril 2007,
Lorsque le général Jaruzelski a décrété l’Etat de siège dans la Pologne de 1981, il s’est trouvé un ministre français des Affaires étrangères pour dire : « Bien entendu, nous ne ferons rien ». Il s’appelait Claude Cheysson. Il est passé dans l’histoire pour cette phrase là. On ne voudrait pas de cette postérité médiocre. On ne saurait pas quoi en faire. Et si on connaît déjà un peu l’avenir de Tony Blair, il faudra y ajouter ceci : qu’en voyage officiel dans la Pologne des frères Kaczinsky, vendredi dernier, il n’a pas eu un mot pour Geremek ni Mazowiecki. En revanche, il a fait noter que « la Pologne et la Grande-Bretagne ont une approche très similaire ». Voulait-il dire jumelle ? Une approche très similaire… Il parlait de l’avenir de l’Europe. Sur le présent de l’Europe et ce qu’en font les jumeaux polonais, c’est comme en 1981 : « Bien entendu, nous ne dirons rien, bien entendu, nous n’en pensons rien ». Nous sommes le premier mai demain, mais on n’aura pas un regard pour ces vieux syndicalistes polonais, démissionnés ou démis comme au bon vieux temps de Claude Cheysson. (...)