Lautresite, le jour, les billets de mars 2007
   


 
 
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Je veux dire, on se dégèle un peu sur les questions du CO2 en Europe. Ainsi est-on parvenu, hier, à se mettre d’accord pour « réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990 ». On est solidaire là-dessus, mais chacun fera comme il voudra ou comme il pourra. Parce que tout le monde n’est pas d’accord sur les moyens d’y parvenir. Il y a des farouchement pronucléaires, comme les Français ou les Finlandais, il y a des farouchement anti, comme les Autrichiens. Et il y a ceux qui voudraient tabler sur les énergies renouvelables pour atteindre ces 20%. Il faut dire qu’on est mal partis. En décembre prochain, l’Europe devrait remettre, lors d’une conférence internationale, son bilan des réductions en CO2 auxquelles elle s’était engagée à Kyoto. Fin 2007, on devrait avoir atteint 8%. Mais on sait déjà que jusqu’en 2005, la réduction n’était que de 0,9%. C’est dire le chemin à parcourir en à peine neuf mois. Pendant ce temps-là, l’INRA, l’Institut National français pour la Recherche Agronomique, signale que le vin que nous boirons prochainement sera plus alcoolisé car il contiendra naturellement plus de sucre. La faute au réchauffement. Et qu’il convient dès à présent de décider quelles cultures il s’agira de commercialiser d’ici quarante ans parce que des plantes que l’on connaît ne tiendront pas et que d’autres plantes jamais cultivées par chez nous arriveront. La faute au réchauffement. Vous savez quoi, j’ai vu au jardin, à côté des merles qui viennent en couple et des mésanges qui sont enfin arrivées, de drôles d’oiseaux que je n’y avais jamais aperçus, assez ternes mais très sympathiques. Ce sont des accenteurs mouchets. Il paraît qu’ils pondent des œufs tous bleus. D’un bleu européen. Je vous promets de bien regarder si, par hasard, il n’y a pas les douze étoiles non plus.