Lautresite, le jour, les billets de mars 2007
   


 
 

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En ce jour du vendredi 2 mars 2007,
Bon, on pensait en avoir assez dit sur les centres fermés, là où croupissent les invisibles de l’asile. On pensait, en vérité, en parler trop souvent. Et on se disait, doucement Paul, tu vas finir par lasser en parlant de ces prisons qui ne disent pas leur nom. Tu vas finir par énerver même si ça continue. Et tu l’avais déjà dit dans une chronique précédente : on t’a prévenu que le mieux que tu avais à faire si tu voulais vraiment parler des centres fermés, c’était encore de te taire… Et puis, hier, la radio est allumée et l’on entend cette information comme quoi des infirmières du centre fermé de Vottem auraient dû se résigner, contre leur gré, à injecter à un patient, pardon, à un prisonnier, pardon, à un « résident » comme on dit là-bas, une dose de neuroleptique, du DHBP, quelque chose de bien solide, censé vous calmer d’un coup n’importe quelle excitation. (...)