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On dirait donc bien qu’on est là dans l’idée et le principe même de ce qui fait l’éducation qui, littéralement, signifie « conduire quelqu’un en dehors de lui-même, le tirer vers ce qu’il ne connaît pas » et voilà donc bien, se dit-on, des professeurs qui savent ce que sont et l’émancipation et l’autonomie. Et c’est pourquoi l’on ne trouve pas de réponse à cette inquiétante question : comment une école qui emmène ses élèves à Breendonk en arrive-t-elle à contrôler leurs empreintes digitales ? On connaissait déjà les caméras de surveillance dans notre enseignement, et ce n’est pas la première fois que l’on a recours à des senseurs — je parle là du procédé optique par quoi se reconnaissent les empreintes — pour pallier le manque d’encadrement et assurer aux écoles une sécurité interne que le monde extérieur semble leur mégoter. Mais dira-t-on à ce directeur que l’on trouve désormais de faux doigts en gélatine que l’on peut fabriquer en moins d’une heure, qui coûtent moins de dix euros et qui permettent de tromper 80% des systèmes de reconnaissance d’empreintes digitales ? Ce qui pourrait, à tout prendre être un excellent travail de fin d’année pour les élèves de cette école technique et professionnelle qui trouveraient là matière à mettre en perspective les expériences pédagogiques de leur direction. Au fait, je vous parlais la semaine dernière, de cette autre école, à Ostende, tout occupée, elle, à lutter contre le tabac et qui voulait faire porter aux fumeurs des badges discriminants. Eh bien, elle est revenue sur sa décision et a retiré son projet. Elle préfère désormais le patch au badge. Ma main à couper. |
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