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En ce jour du lundi 30 octobre 2006. Un certain mufti d’Australie, sorti de son anonymat océanien, a fait quelques lignes dans les journaux, la semaine dernière, pour avoir déclaré : "Si vous placez de la viande dans la rue et que les chats viennent la manger... qui doit-on blâmer, les chats ou la viande?" ajoutant : « "Si la femme était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé ". Notre mufti s’exprimait là publiquement à propos d’un viol qui s’était produit quelque temps plus tôt. Une rue à Sidney, une femme, un minijupe, un homme, un viol. Le chef religieux rejoignait là les déboussolés de la modernité, toujours pris de convulsions à la vue d’une minijupe. La minijupe permet de plaider l’irrépressible. Des générations de violeurs sont ainsi passés devant des prétoires sidérés, raconter que tout cela, c’était la faute à Mary (...) |
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