# Le mercredi 31
mai, le groupe socialiste du Hainaut devait statuer sur le sort du député
Jean-Pierre De Clerck mis en cause pour des malversations présumées
au sein de son cabinet d’avocats. Préférant démissionner
plutôt que d’être chassé, JP De Clerck s’attira
finalement la sympathie de ses collègues qui votèrent
à la quasi unanimité la décharge positive pour
ses fonctions politiques.
# Le bourgmestre de Namur s’expliquait hier et pour la première
fois à propos des accusations de conflits d’intérêt
auxquelles il avait à faire face depuis quelques jours. La mise
en cause concernait l’attribution de nombreux marchés immobiliers
à la société de sa maîtresse.
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la distinction étant ainsi
faite, ainsi que nous le signalions ici même il y a deux jours,
entre ses activités politiques — où l’on ne
lui reproche rien — et ses occupations professionnelles —
pour lesquelles il est inculpé. On essaie vainement de comprendre
comment cette confiance a mené à une démission
puisque nous étions déjà sûrs que sans démission,
c’eût été la méfiance que l’on
aurait adoptée. Ces perplexités nous ont poursuivis, hier,
jusqu’à l’Hôtel de Ville de Namur où
le bourgmestre, Bernard Anselme, faisait son outing. Mis en cause pour
avoir, dans l’exercice de ses fonctions, attribué de nombreux
marchés publics au bureau immobilier de sa maîtresse, il
fit tout d’abord savoir publiquement qu’ils n’habitaient
pas ensemble. Ensuite, il avoua qu’il n’avait jamais imaginé
— en tant qu’ancien Ministre-Président de la Région
Wallonne et bourgmestre de la capitale de la Wallonie chargé
de l’Urbanisme — que voter l’attribution d’un
marché à l’entreprise d’un maîtresse
avec laquelle il n’habite pas pouvait représenter
un quelconque conflit d’intérêt. On voit ici que
l’important, dans ces affaires immobilières, c’est
qu’on habite ou pas. Et, outre pour les électeurs namurois
et les membres du PS, l’on a aussi une pensée pour Madame
Anselme, à supposer qu’elle existe. Si elle existe et qu’on
habite avec elle, elle ne fera jamais l’objet, on l’aura
compris, du moindre conflit d’intérêt. Tout cela
nous rappelle cette bonne vieille blague que l’on racontait du
temps où Anselme dirigeait la Région. C’était
très court, mais assez efficace : “Une Mercedes vide s’arrête
devant le Parlement wallon. Bernard Anselme en descend”.
NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY,
il y a aujourd’hui 3961 jours que Ratko Mladic
est libre et vivant.
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