Lautresite, le jour, les billets de juin 2006
   


 
 



# Le mercredi 31 mai, le groupe socialiste du Hainaut devait statuer sur le sort du député Jean-Pierre De Clerck mis en cause pour des malversations présumées au sein de son cabinet d’avocats. Préférant démissionner plutôt que d’être chassé, JP De Clerck s’attira finalement la sympathie de ses collègues qui votèrent à la quasi unanimité la décharge positive pour ses fonctions politiques.

# Le bourgmestre de Namur s’expliquait hier et pour la première fois à propos des accusations de conflits d’intérêt auxquelles il avait à faire face depuis quelques jours. La mise en cause concernait l’attribution de nombreux marchés immobiliers à la société de sa maîtresse.
la distinction étant ainsi faite, ainsi que nous le signalions ici même il y a deux jours, entre ses activités politiques — où l’on ne lui reproche rien — et ses occupations professionnelles — pour lesquelles il est inculpé. On essaie vainement de comprendre comment cette confiance a mené à une démission puisque nous étions déjà sûrs que sans démission, c’eût été la méfiance que l’on aurait adoptée. Ces perplexités nous ont poursuivis, hier, jusqu’à l’Hôtel de Ville de Namur où le bourgmestre, Bernard Anselme, faisait son outing. Mis en cause pour avoir, dans l’exercice de ses fonctions, attribué de nombreux marchés publics au bureau immobilier de sa maîtresse, il fit tout d’abord savoir publiquement qu’ils n’habitaient pas ensemble. Ensuite, il avoua qu’il n’avait jamais imaginé — en tant qu’ancien Ministre-Président de la Région Wallonne et bourgmestre de la capitale de la Wallonie chargé de l’Urbanisme — que voter l’attribution d’un marché à l’entreprise d’un maîtresse avec laquelle il n’habite pas pouvait représenter un quelconque conflit d’intérêt. On voit ici que l’important, dans ces affaires immobilières, c’est qu’on habite ou pas. Et, outre pour les électeurs namurois et les membres du PS, l’on a aussi une pensée pour Madame Anselme, à supposer qu’elle existe. Si elle existe et qu’on habite avec elle, elle ne fera jamais l’objet, on l’aura compris, du moindre conflit d’intérêt. Tout cela nous rappelle cette bonne vieille blague que l’on racontait du temps où Anselme dirigeait la Région. C’était très court, mais assez efficace : “Une Mercedes vide s’arrête devant le Parlement wallon. Bernard Anselme en descend”.

NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY, il y a aujourd’hui 3961 jours que Ratko Mladic est libre et vivant.