lautresite, les billets quotidiens du mois de mai 2006
   


 
 


# La Marche blanche d’Anvers contre le racisme et l’intolérance, convoquée vendredi 26 mai dernier pour commémorer les meurtres racistes du début du mois, a attiré environ 20.000 personnes quant les organisateur en attendaient jusqu’à 50.000.

# Ce lundi 29 mai, le bureau du Parti Socialiste devra statuer sur les changements à apporter dans la gestion de la Ville de Charleroi où de multiples malversations ont, ces derniers mois, provoqué une série d’inculpations et d’arrestations au sein même de l’équipe municipale à majorité absolue socialiste.

# Le livre de Daniel Fano, “Sur les ruines de l’Europe”, a paru aux éditions des Carnets du Dessert de Lune http://www.dessertdelune.be/


Ce lundi est décidément un jour de chiffres. C’est d’abord un anniversaire, encore un anniversaire. Et il semble bien donc, qu’un an plus tard, si 98 % des nonistes français voteraient à nouveau non, 89% seulement des ouistes renouvelleraient leur vote tandis qu’aux Pays-Bas, ils seraient 68% contre 61 l’an dernier à envoyer le projet constitutionnel par le fond. Cela nous fait un paysage européen qui va fort bien avec le livre que vient de faire paraître Daniel Fano ce week-end dont le titre, “Sur les ruines de l’Europe”, indique que les poètes aussi ont su prendre la mesure du possible. Car le tableau, un an après la déferlante du 29 mai 2005, montrerait plutôt que l’inexistence d’un “Plan B” n’a décidément pas troublé l’opinion et qu’il y aurait donc décidément plus à chercher du côté du moins d’Europe que du mieux d’Europe. Devant cela, les indigences chroniques de la Commission n’ont permis d’engager aucune sorte de débat notable — ou en tout cas lisible — de sorte que Libération, dans son édition de ce matin, doit se tourner vers le président du PS belge francophone, Elio di Rupo, pour donner à son lecteur quelque raison d’espérer. Vu d’ici, cela fait évidemment sourire quand on pense que le même président devra ce matin plonger les mains dans la marmite carolorégienne afin de démêler d’autres petits arrangements qui détricotent. Le local, ici, ne contredit pas le global. On sent comme une sorte d’entropie. Il n’y a pas plus de plaisir aujourd’hui, d’être d’Anvers ou de Charleroi que d’être d’Europe. Disons tout de suite que nous regarderons tout cela d’une façon très distanciée. 2006 n’a été jusqu’ici qu’un long hiver.

NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY, il y a aujourd’hui 3958 jours que Ratko Mladic est libre et vivant.