# Dimanche 21 mai,
les Monténégrins étaient appelés à
se prononcer par référendum sur la séparation d’avec
la fédération serbo-monténégrine. Au matin
du 22 mai, les chiffres annonçaient la victoire des indépendantistes
par 55,4 %.
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Je vois bien le nébuleux
de la thèse, mais tout de même, ce qui était du
ressort du sang, dans le national, paraît largement obéré
par ce qui revient au sol et puisque nous en sommes aujourd’hui
à vivre dans des populations de plus en plus métissées
— la Roumanie fait désormais appel à de la main
d’œuvre étrangère, surtout chinoise —,
on finit par ne plus très bien comprendre pourquoi il faudrait
séparer ce qui se ressemble déjà et va se ressembler
de plus en plus dans les prochaines années. Nous avons ainsi
de temps en temps des bouderies anti-nationales, nous préférons
l’altérité du fédéral, il n’y
a rien à faire, et nous avons bien vu que ce n’est pas
tellement l’Empire qui était mort en 1989 mais que c’était
surtout le fédéralisme qui agonisait et que la tentation
de la séparation a été, partout, totale. Pour des
gens qui, comme moi, vivent dans l’un des derniers — et
des plus récents — États fédéraux,
la question de la sécession occupe un espace politique qui grandit
progressivement et l’on en est à se demander quel jour
exactement Peter Handke marchera la Belgique. Le Monténégro
qui a toujours su de quel côté sa tartine était
beurrée et qui a toujours connu le sens du manche est donc, pour
autant que l’on en sache à cette heure, indépendant.
On nous pardonnera, mais le champagne qu’on aurait sorti eût
été un peu éventé. Nous avons donc gardé
pour nous nos feux d’artifice. De toute façon, les vents
de la nuit dernière auraient dispersé ces fumées-là
aussi.
NB. Nous avons mis un peu rapidement Richard Carlier en cellule vendredi
dernier. En prison, il n’a pas été, mais il y a
été condamné avec sursis.
NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY,
il y a aujourd’hui 3951 jours que Ratko Mladic
est libre et vivant.
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