# Le mercredi 17
mai, la proposition de loi Sarkozy sur l’immigration, prévoyant
notamment la création de cartes “compétences et
talents” pour étudiants étrangers ainsi que plusieurs
types de cartes de séjour, était adoptée par l’Assemblée
nationale par 367 voix contre 164. Le lendemain 18 mai, Nicolas Sarkozy
s’envolait pour le Mail et le Bénin afin d’y défendre
sa vision du co-développement et sa politique africaine.
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Cette loi sur l’immigration qui fut votée hier par l’Assemblée
nationale pose le contraire de ce que disait, récemment, une
étude belge qui postulait, sur la même question, une chose
que nous avions déjà dite ici et en d’autres temps,
une chose tellement simplette qu’elle n’arrive à
convaincre aucune sorte de ministre de l’Intérieur dans
le monde et cette chose c’est que “plus de mobilité
crèe plus de stabilité”. Car il semble clair, désormais,
que les clandestins ou les illégaux ne quittent leur exil européen
qu’à la condition qu’ils puissent le retrouver. Si
la possibilité d’aller et de retour ne leur est pas donnée
— nous le voyons bien —, ils restent, s’entêtent
et s’accrochent. Mais la situation change du tout au tout à
compter du moment où ils ont des papiers. Parce que ce que les
gens veulent, ce n’est pas rester. C’est revenir. Et cela,
ni Sarkozy ni Dewael ne l’ont encore compris. C’est pourtant
assez simple, les mots sont cette fois limpides et le français
parfait. Michel Rocard avait dit un jour que “la France ne pouvait
pas accueillir toute la misère du monde” mais il avait
ajouté, ce que l’on oublie souvent, qu’elle “devait
néanmoins en prendre fidèlement sa part”. C’est
sans doute à cette phrase tronquée que nous devons nos
débats troués. Il faudrait bien pourtant que quelqu’un
remette les mots à leur place. On ne voit malheureusement, chez
les petits ministres, aucun ravaudeur, aucun raccommodeur ni aucun remailleur
qui voudrait faire de ce travail son métier.
NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY,
il y a aujourd’hui 3947 jours que Ratko Mladic
est libre et vivant.
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