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# Le dimanche 7
mai, le Premier ministre, Guy Verhofstadt, inaugurait le musée
rénové du pavillon belge du camp de Auschwitz-Birkenau.
# Voir l’interview de Olivier Py dans Libération du 8 mai sur “l’affaire Handke” |
Walter Sucher, député
autrichien du FPÖ, ne partage pas ce souci de la discrétion,
lui qui, terminant son intervention au congrès du parti, leva
un bras bien droit et une main bien ouverte qu’il accompagna d’un
“heil “ bien sonore, mais il ne faut pas y voir malice,
dit son président, cette façon de saluer son public est
coutumière chez les Tyroliens, on ne fait là que revenir
aux sources, de la même façon que nous savons tous que
la svastika n’est jamais qu’un bon vieux symbole religieux
indo-européen qui ne signifie rien d’autre que “bonne
chance”, “bonne santé” ou “bonne fortune”
: il n’y a pas là de quoi prendre la mouche et, de toute
façon, comme dirait Peter Handke, nous sommes ceux qui ne
savons pas et nos questions ne supposent pas de réponse
car ce qui est désormais important dans une question, ce n’est
pas la réponse que l’on obtient mais la liberté
que l’on a de la poser. Ainsi du discours de Handke, à
Pozarevac, lors de l’enterrement de Slobodan Milosevic, que l’on
vous livre intégralement : "J'aurais souhaité
ne pas être seul ici comme écrivain, mais à côté
d'un autre écrivain, Harold Pinter. Lui, il aurait employé
des mots forts. Moi, j'emploie des mots faibles. Mais le faible doit
avoir sa place aujourd'hui. C'est un jour pas seulement pour des mots
forts, mais aussi pour des mots faibles. Le monde, le soi-disant monde
sait tout sur la Yougoslavie, la Serbie. Le monde, le soi-disant monde,
sait tout sur Slobodan Milosevic. Le soi-disant monde connaît
la vérité. C'est pour ça que le soi-disant monde
est absent aujourd'hui, et pas seulement aujourd'hui, et pas seulement
ici. Le soi-disant monde n'est pas le monde. Moi, je ne connais pas
la vérité. Mais je regarde. J'écoute. Je ressens.
Je me souviens. Je questionne. C'est pour ça que je suis aujourd'hui
présent, près de la Yougoslavie, près de la Serbie,
près de Slobodan Milosevic." C’est précisément
parce que, durant ces guerres que nous avons nous aussi arpentées,
l’on a regardé, écouté, ressenti et que l’on
se souvient que l’on signera demain la pétition d’Olivier
Py en soutien à Marcel Bozonnet. En souvenir des guerres qui
n'ont pas encore d'anniversaires.
NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY, il y a aujourd’hui 3939 jours que Ratko Mladic est libre et vivant. |
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