# Ce week-end se
déroulera, à Bruxelles, le colloque de l’émission
radio “Quand les jeunes s’en mêlent” qui depuis
plus de trois saisons accueille la parole des jeunes.
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Le gouvernement a perçu le message avant même que les résultats
de l’enquête ne soient connus. Il a apporté à
cette question complexe des solutions fort simples, finalement. Si le
jeune est en danger, on convoque ses père et mère pour
un stage parental. Si le jeune est un danger, on crée de nouvelles
places en centres fermés. On peut avoir l’impression que
le gouvernement n’a ainsi répondu qu’à la
question qu’il avait sous les yeux. Car ce que les jeunes disent
aussi — ce qui les met en position d’insécurité—
c’est qu’ils ont l’impression de n’être
ni entendus ni attendus. Parce qu’ils ont, disent-ils, le sentiment
de ne servir à rien et de n’avoir pas d’avenir. Autrement
dit, ce que nous disent les jeunes c’est, d’accord, faites-nous
des rames de métro plus sûres. Mais arrangez-vous aussi
pour qu’elles nous mènent quelque part. Mais cette parole
là, parions qu’elle ne sera pas écoutée.
Parce qu’elle n’intéresse personne. Sauf David Lallemand
et l’équipe de “Quand les jeunes s’en mêlent”
” qui ont pris le temps long de la rencontre et qui seront au
Beaux-arts de Bruxelles ce samedi pour une journée de débats.
Je trouve qu’il devrait aussi y avoir 80.000 personnes à
ce colloque.
NB. Depuis la publication de son mandat d’arrêt par le TPIY,
il y a aujourd’hui 3936 jours que Ratko Mladic est libre et vivant.
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