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# Lors des célébrations
du premier en Belgique, l’accent a été mis, partout,
sur les options sécuritaires développées à
la suite du meurtre du jeune scout Joe Van Holsbeeck.
# L’émission de radio “ Quand les jeunes s’en mêlent” — RTBF, La première, le samedi de 15 à 17 heures — consacrera, le 6 mais prochain, un colloque aux résultats de son enquête. Voir le site de la Première |
Mais bon, comme son gouvernement
a décidé qu’on ne pourra bientôt plus fumer
dans les cafés, on ne voit pas très bien ce qui pourrait
désormais empêcher les écrans lisses. Je
ne sais pas si l’on peut marier sans détour l’abolition
des rêves et la prévention du risque, mais la question
de la prophylaxie — une société saine dans toutes
ses composantes et sous toutes ses coutures — semble ici centrale
: ce que nous autorisons comme déviance nous définit,
finalement. Et ce que l’on ne voit pas clairement aujourd’hui,
c’est s’il sera encore permis, demain, d’être
adolescent… D’une récente enquête radiophonique,
il se dégage que les jeunes ont le sentiment de ne servir à
rien, de n’être pas entendus, de n’être pas
attendus : ils ne font partie de la bonne santé ni de l’économie,
ni du politique, ni du social. Comme le dit un autre impétrant:
“Pour l’instant, je ne suis rien, simplement quelqu’un
à qui il faut payer des études”. Aussi bien, la
question de la sécurité a-t-elle fait place, en ce week-end
prolongé, à une très réelle inquiétude,
de cette sorte d’inquiétude qui obère l’avenir
et permet toutes les lâchetés — la lâcheté
suprême consistant à n’exposer publiquement qu’une
partie de la question, à préférer la sécurité
à la précarité, en quelque sorte. Car on aura compris
que l’enquête de l’émission “ Quand les
jeunes s’en mêlent” pose plus de problèmes
encore que le meurtre de Joe. Elle dit notamment, comme le faisait cette
bonne vieille blague, qu’il ne sert à rien, finalement,
de mourir en bonne santé. Faites-nous des rames de métro
plus sûres, disent les jeunes. Mais arrangez-vous aussi pour qu’elles
nous mènent quelque part. Tant il est vrai que la caméra
de surveillance n’aide pas au choix du voyage.
Nb. Depuis la publication de son mandant d’arrêt par le TPIY, il y a aujourd’hui 3933 jours que Ratko Mladic est libre et vivant. |
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