# Le 26 avril, la
police polonaise recherche aujourd’hui le meurtrier présumé
du jeune Joe Van Holsbeeck dont on sait seulement aujourd’hui
qu’il a été identifié, résiderait
dans une grande agglomération et “porterait un nom polonais
fort commun”.
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Voilà donc un portrait qui contrevient absolument à la
désocialisation et à la désaffiliation attendues,
voici donc un contexte dont les questions de sécurité
n’étaient pas exclues. Avec cela, un sondage effectué
hier pointe la responsabilité des parents. Lorsque 92% des sondés,
cependant, dénoncent l’apathie parentale, on est en droit
de se demander, tout de même, s’il n’y a que 8% de
parents manquants ou si cet exercice n’est pas avant tout une
expérience cathartique. Le politique, quant à lui, a peu
ou prou les mêmes préoccupations. L’on recommence
à parler, ici et là, d’une suspension des allocations
familiales aux familles déficientes, on a envie de dire aux familles
délinquantes. Cette mise en cause — qui vient en rafale
ces jours-ci — nous change un peu de la responsabilité
reposant habituellement sur les épaules des enseignants mais
on se dit aussi qu’elle repose sur un corpus comparable à
celui qui a permis l’attribution a priori du meurtre à
de jeunes “nord-Africains”. Il n’est pas certain,
par exemple, que ce père polonais ayant choisi, pour sa famille,
l’exil et la clandestinité (en attendant sans doute d’être
véritablement élargi et de bénéficier, de
fait, d’une vraie liberté de circulation européenne)
se soucie comme d’une guigne de l’avenir de ses enfants.
On dirait bien que le politique, en la circonstance, tente d’aller
aussi vite que sa police. Concédons cependant que l’on
peut préférer l’enquête au sondage.
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