lautresite, les billets quotidiens du mois d'avril 2006
   


 
 

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En ce jour du mardi 11 avril 2006.
Finalement, ç’aura été comme à la télévision. Les deux débats qu’ils ont faits, Prodi et Berlusconi, on ne savait jamais qui l’emportait. On disait : “coude–à-coude avec peut-être un léger avantage pour Prodi”. Et ce matin tôt, c’était encore plus du même : “coude-à-coude avec peut-être un léger avantage pour Prodi”. Ces deux-là auront fini par faire de l’étriqué une mesure. Au moment où l’on écrit, d’ailleurs, la radio et la presse en ligne ne sont pas d’accord : la gauche a-t-elle ou non remporté le Sénat, cela reste obscur et on ne sait pas qui nous désespère le plus du peuple ou des sondeurs. Hier soir, pourtant, tout était clair. L’on pouvait sans question entonner Bella Ciao et les pâtes avalées chez l’Italien de la Place avaient le goût de la sérénité et la saveur de la confiance. Ce n’est pas la première fois que l’on va se coucher le cœur apaisé que le matin venu vous déchire. John Kerry fut ainsi président des États-Unis pendant un petit huit heures de sommeil. Ah, il nous faudra désormais faire preuve de tempérance et de circonspection et ne plus croire que notre petit doigt si l’on veut, à l’avenir, s’éviter d’encourir de telles désillusions. (...)