# Le dimanche 2
avril, en présence du roi Albert II de Belgique, Tom Boonen remporte
pour la deuxième fois consécutive le “Tour des Flandres”,
devant Leif Hoste.
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On s’en va donc, ici et là, réclamer une monarchie
réduite au protocole, quelque chose de symbolique, moins que
les acquêts, deux fois rien. C’est un nouveau signe, disent
les francophones, de l’éclatement prochain du pays. Le
roi et sa famille — nombreuse, la famille, jamais famille royale
n’a été si nombreuse — ne sont pas loin d’être
la dernière maille du tricot belge, il suffit qu’on la
laisse filer et le royaume partira en quenouille. Et pour un peu, on
irait en république qu’on n’en serait pas plus surpris
que ça. Au sud du pays, ainsi que l’on dit, cette hypothèse
existe également. Évidemment, certains glosent sur cette
drôle d’alliance entre les républicains francophones,
plutôt à gauche, et les séparatistes flamands, plutôt
à droite. Mais, une fois la monarchie décapitée,
que se passerait-il ? Réponse : cela fait des années que
des petits partis rattachistes francophones réclament la transformation
de la Wallonie en département français : il suffisait
d’y penser, il suffira de le faire. Que la Flandre, de son côté,
se débrouille ! Comme j’ai peu de goût pour les solutions
simples, je me demande cependant s’il ne serait pas plus pertinent
— vu les nouvelles convergences de vues — de rattacher la
Flandre à la France. Après tout, il n’existe pas
de Wallonie française mais une Flandre française, oui.
Et c’est vrai que les raisons géographiques ne sont pas
moins valides que les arguments de l’histoire ou de la langue.
Et c’est pour toutes ces raisons que le roi rejoignit ce dimanche
la ligne d’arrivée de Meerbeke et serra la main de Tom
Boonen. Parce que son royaume valait bien une kermesse.
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