Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 









# Aller voir le site de l’association “article 27 “ qui se donne “pour mission de sensibiliser et de faciliter l‘ accès à toute forme de culture pour toute personne vivant une situation sociale et/ou économique difficile. faciliter l‘ accès à toute forme de culture pour toute personne vivant une situation sociale et/ou économique difficile”.

Voir le site

—l’exact contraire de la communication téléphonique portable que l’on vous impose au bistrot, ainsi avant-hier une dame qui allait vendre sa maison, mais elle avait un problème, elle ne retrouvait plus les papiers, elle promettait de rappeler plus tard mais, de toute façon, il y avait déjà quelqu’un de très très intéressé— donnent matière à des fables modernes et “Le Maure, le clochard et les droits de l’homme “ nous fera, pour celle-ci, un fort joli titre. Evidemment, tout ne tourne pas rond : il n’y a que 30 articles dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’homme sur ses cartons, se trompait un peu : l’article 60 est une disposition des centres publics d’aide sociale permettant d’embaucher des allocataires, mais pour l’article 27, c’est tout à fait ça, il stipule : « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. » En foi de quoi, l’on conclut que cet homme-là va au théâtre de temps à autre —une association organise cela — mais, vu que tout le monde n’adhère pas à l’idée et que les spectacles populaires n’entrouvrent pas forcément leur porte aux “articles 27”, on déduit même qu’il a assisté à des choses précieuses, de qualité, un peu pointues, qu’il sait très bien aussi ce que c’est que le “théâtre trash”, le drama et le “théâtre action” et on se prend à penser qu’on avait assisté, ce soir-là, à une répétition, peut-être à une avant-première, qu’on était VIP, qu’on était privilégié et qu’on n’avait même pas payé son entrée. Parce que l’obole dans la sébile, en vérité, on ne l’avait pas mise. C’est pourquoi repassant hier au même endroit, on versa de la monnaie dans le gobelet, s’excusant, d’avoir, la fois dernière, manqué à ses obligations. Cette morale, à la fin, valait bien un hommage.