# Eric Laurent,
journaliste et directeur littéraire est l’auteur à
succès d’ouvrages sur les coulisses d’événements
mondiaux comme “La guerre des Bush” ou “le mond esecret
des Bush” a récemment publié “La Face cachée
du pétrole”aux éditions Plon.
# John Saul, essayiste canadien, auteur des “Bâtards
de Voltaire”, de “La démocratie dans un cul-de-sac
ou du “Compagnon du Doute” vient de faire paraître
“Mort de la globalisation” chez Payot (isbn 2-228-90046-X).
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Il dit qu’en 2010 nous n’aurons plus de pétrole,
nous qui pensions tenir encore une cinquantaine d’années
et pouvoir nous retourner, je ne sais pas moi, vers le vent, l’eau,
le bois, ces choses palliatives nous permettant d’espérer
encore. Et nous voilà d’un coup rabougris, petits vieux,
déssechés, imaginant déjà nos voitures garées
ad vitam devant nos trottoirs, car rien pour les alimenter ni personne
pour les dépanner. Évidemment, cela relativise nos soucis—
les deux derniers dossiers brûlants, ici, concernent le circuit
de Francorchamps et l’aéroport de Zaventem — mais
tout de même pourquoi faut-il que John Saul s’y mette aussi
? Notre vieil ami Saul aussi annonce ce lundi que la globalisation est
terminée. Que la route va se faire très vite dans l’autre
sens. Qu’on va démondialiser et relocaliser. Et que ce
ne sera pas nécessairement “Moins mais mieux” comme
disait Lénine. Et puis Le Monde également, ce samedi,
invitait à la décroissance : six pages pour prendre date,
il s’agit d’une urgence. Quelque chose s’enroue, on
a l’impression d’une fin annoncée, on dirait bien
aussi qu’une forme naît. On nous dit de toutes parts, en
ce lundi 27 mars, que notre monde, demain, sera plus petit et les choses
plus rares. Et qu’il va nous falloir bientôt recultiver
nos jardins. C’est-à-dire, pour la plupart d’entre
nous, se trouver un lopin et se souvenir encore comment poussent les
salades. Si ce type repasse demain avec sa police d’assurance,
accueillez-le gentiment, et signez lui son papier. Le risque en toute
sécurité. Vous allez en avoir franchement besoin.
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