Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 










# Pour ceux qui en veulent plus, le site de l’association “Sauvons la recherche” — en pointe dans les combats conte les mesures budgétaires et réglementaires qui ont largement bloqué la recherche scientifique en France depuis 2005 — accorde un bel espace à l’explication du Fuse.

Voir le site Sauvons la recherche


Le coudoiement entre le citoyen, l’élu et l’administratif est certainement toujours une gageure, mais il est plus essentiel que jamais aujourd’hui. Le découpage entre bailleurs et baillés a moins que jamais lieu d’être. Il ne s’agit pas pour autant de poser le citoyen avant le politique : le propos est plutôt de pousser le politique à l’être vraiment, nous voulons dire, à être autre chose qu’un plombier ou un ingénieur. Pour toutes ces raisons, nous pensons qu’une Union européenne qui préléverait directement ses impôts changerait son rapport aux citoyens du continent. Mais, étant donné que le système où s’agitent aujourd’hui plombiers et ingénieurs réchigne à passer à l’acte, nous proposons qu’au travers du Fuse, nous montrions une volonté de contribuer directement mais également de peser sur l’avenir politique de l’Union. Anticiper l’impôt européen, certes. Mais aussi faire valoir des idées propres à redynamiser aujourd’hui un processus à bout de souffle. Les rencontres parisiennes de samedi l’ont bien montré : il n’y a plus aucune légitimité aujourd’hui pour l’Europe à se revendiquer de la guerre 39-45 pour se féliciter de vivre en paix. Ces justifications-là étaient valables jusqu’aux générations de baby-boomers mais certainement plus après. Pour les jeunes, aujourd’hui, vivre en paix n’est pas un projet mais un état. Réinventer une raison de faire Europe. C’est cela, finalement, le Fuse. Et si ce n’est pas plus clair aujourd’hui qu’avant-hier, je promets d’y revenir encore et encore.