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| # La lectrice ou
le lecteur qui souhaite s’informer ou se lier à ce processus
sera le bienvenu au
courrierlautresite@skynet.be |
C’est pourquoi je veux moi
aussi verser au plus tôt ma contribution. Il y a quelque chose
à chercher, certainement, dans le fait que le mot “contributeur”
n’existe pas dans la langue française, qu’il nous
faille le forger et faire d’un néologisme une idée
politique. Un contribuable, chacun sait ce que c’est : quelqu’un
qui a la capacité de contribuer. Un contributeur, par contre,
c’est autre chose : aucun mot ne nomme celui qui se porte volontaire
pour payer, comme si ces choses d’argent devaient toujours être
verticales, qu’elles ne pouvaient surgir que de façon autoritaire.
Partant, le mot impôt est devenu l’un des plus laids de
notre langue. Un changement sémantique pourrait aider, ici et
là… Et donc, le Fuse va anticiper cette contribution européenne
en impulsant, en renforçant et en initiant, au travers de ses
caisses citoyennes basées sur la contribution volontaire, des
projets européens qui seront discutés dans des “espaces
délibératifs” — très beau mot de Daniel
Cohen au matin du colloque, reprenons-le, ça y est, il est repris
— dont le premier se déroulera à Nantes, en juin
prochain et s’intéressera à ce qui a, ce samedi
18 mars, touché nos rencontres sans jamais les coudoyer : cette
jeunesse d’Europe dont la part française battait ce jour-là
le pavé. Comment il s’agit d’architecturer tout cela,
ce n’est pas encore très clair, les questions méthodologiques
vont survenir comme des paquets de mer dans les jours qui viennent,
qu’elles n’ensevellissent pas notre esquif sera bien l’objectif,
mais il y a peu de risques : à ce colloque de Paris a commencé
aussi de se former une nouvelle petite famille européenne. Qu’après
les non référendaires, il se trouve — et singulièrement
en France — des gens prêts à une nouvelle rêverie
politique européenne, voilà qui marque de façon
bien congrue ce premier jour du printemps astronomique.
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