Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 

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En ce jour du lundi 20 mars 2006. Pas de billets fin de semaine dernière pour cause de colloque parisien. De temps en temps, nous devrons faire l’impasse, il y a le four, le moulin, et puis le pain aussi que l’on doit mettre à cuire. Il est donc lancé, ce Fuse qui était, finalement, l’objet de cette rencontre du Quartier Latin. Le Fuse — Fonds Utile de Solidarités Européennes, Fonds d’urgence pour les solidarités en Europe, l’usage tranchera— ce n’est pas grand-chose d’autre que la prise en main de leur avenir européen par les citoyens mêmes. La question de l’impôt direct en Europe reste, du côté du Conseil des ministres, quelque chose d’inaudible. Bien entendu qu’une part de nos impôts rejoint les caisses de l’Europe, mais il s’agit là d’une mécanique bien complexe et les budgets européens, on le sait, se découpent la nuit au couteau, de sorte qu’il est bien difficile de savoir, au final, quelle est la part des revenus que chacun, in fine, mutualise dans cette grande aventure européenne. Le Fuse entend renverser le propos : “On veut payer”, disait Nicolas Levrat dans une intervention bien sentie, “car l'impôt est une condition de la citoyenneté”. Le citoyen européen d’aujourd’hui dispose du droit de vote — pour le Parlement européen, directement, et pour ses délégués au Conseil des ministres, indirectement, au travers de ses élections nationales — mais il n’a pas le droit de verser son écot. On n’est que la moitié d’un citoyen lorsque l’on n’exerce que la moitié de ses droits et devoirs. (...)