Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 













# Des informations sur le colloque “Nos attentes d’Europe” de ce samedi 18 mars sur http://www.initeurope.org/ice.htm


Les banlieues non plus avec leurs plans de sauvetage n’ont pas passé l’hiver. Sur la France planent ainsi des sortes de nuages sociologiques, se chassant les uns les autres, on a l’impression d’un pays diffus où les réponses à de très pressantes questions sont sans cesse postposées, on escompte beaucoup l’écume des jours, on sait que la mémoire est passagère et le Français oublieux, on calcule politiquement sur les vertus de la distraction. Avec notre colloque sur l’Europe, nous voilà donc en quelque sorte hors du temps, à contretemps peut-être, de sorte que nous ne savons déjà plus où situer l’aval et l’amont des questions à mettre sur la table. L’emploi des jeunes est-il soluble dans l’Europe, par exemple ? Et la périphérie de Bruxelles, c’est où exactement, à Ankara, Sofia ou Zagreb, ou bien à Evry, Saint-Denis et Cergy ? Ce qui est dehors et ce qui est dedans, c’est toute l’Europe, ça. Samedi, en tout cas, nous serons dedans (rue d’Ulm, 29) tandis que le CPE sera dehors (Denfert-Nation). Parions cependant que nous passerons bien une tête dans les rues.
Nb. Étudiants toujours. Hier, à Louvain-la-Neuve, nous étions quelques-uns autour de Pietro Pizzuti, comédien en résidence à l’UCL, une chose parfaite et toute ronde. La présence de Pietro change la géographie de la Faculté. Des étudiants se demandent, paraît-il, pourquoi ils ont dû attendre si longtemps pour entrer enfin à l’université