Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 






# La destination de la dépouille de Slobodan Milosevic reste inconnue, au matin du 14 mars 2006. Son fils affirme que la Serbie lui refuse des funérailles tandis que Moscou y serait disposée.
# Le dimanche 12 mars, Silvio Berlusconi quitte avec fracas le plateau de Rai 3 où l’interroge la journaliste Lucia Annunziata, lui lançant en partant “Vous devriez avoir honte de votre comportement”.
# “En nous les futurs morts grandissent” a paru aux éditions du Toit, Paris 2005, isbn 2-913916-05-8










Nous voilà un peu plus sûr de nous, maintenant et, tandis que l’on clôt officiellement à La Haye le procès du président défunt, on se demande aussi comment ira l’Italie dans les jours qui viennent — on est forcément européens : le regard, ces temps-ci, doit se faire de plus en plus panoptique et l’on doit se soucier de beaucoup car les événements qui nous viennent sont aussi de l’eau qui nous coule entre les doigts et l’on ne sait jamais, au final, ce qui fera vertu pour les semaines et les années qui arrivent. J’ai toujours pensé, quant à moi, que Berlusconi n’était jamais que l’appartement-témoin du populisme à venir. C’est comme dans cette vieille blague italienne : “Si passa, passa”. Pour l’instant, passa. Il peut encore tout faire, il peut faire un esclandre à la télévision publique et quitter le plateau comme un intermittent du spectacle frustré ou un débatteur mis à bout par ses contradicteurs mêmes. Il propose de s’en aller bretter ce soir avec Prodi. Il a l’air sûr de lui. Prodi fut l’un des plus médiocres présidents de la Commission européenne, avec le Luxembourgeois Santer. A eux deux, ils ont commencé de détricoter les idées et à démailler les rêves. Pauvres Italiens, entre leur clerc meurtri et leur empereur confit.