Les billets quotidiens de lautresite, mars 2006
   


 
 

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En ce jour du vendredi 10 mars 2006.
Si l’on peut dire, Fehriye Erdal s’est délivré toute seule un ordre de quitter le territoire. Voilà une candidate réfugiée dont la Belgique n’aura donc plus à s’occuper. Fehriye Erdal avait introduit une demande d’asile en Belgique, une fois parvenue sur le territoire où, on s’en souviendra, elle avait été emprisonnée durant neuf mois avant de faire l’objet d’une libération, d’une assignation à résidence et d’une surveillance régulière. On connaît la fin provisoire de l’histoire : Fehriye Erdal a semé ses suiveurs et a joué les filles de l’air au moment où son procès allait enfin s’ouvrir. On sait maintenant que la justice belge la considère comme membre d’une association terroriste et ce que l’on sait aujourd’hui, on ne le savait pas hier et les ministres ont bien raison d’en appeler au respect de l’état de droit et d’insister sur le fait que qui n’est pas condamné n’est pas coupable, mais tout de même on ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il y a des gens, dans ce pays, dont, sans que l’on comprenne pourquoi, la liberté est surveillée tandis qu’il y en a d’autres pour lesquels, sans qu’on le comprenne plus, la détention est préventive. (...)

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