Lautresite, le jour, 24 septembre 03
       
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Ce site voulait retenir le geste de l’équarrisseur, il en avait assez des bourreaux. Il traîne sur ce 25 septembre une impression de travail fait, de métier accompli, de bagages préparés et de valises bouclées. Et demandons-nous un peu qui a profité de la nuit pour attiser le feu sous notre marmite éternelle. Elle gonfle. Elle bout. Mais si l’on s’éloigne un peu de la gazinière, notre marmite éternelle a toujours cette bonne vielle tête de marmite éternelle. Elle donne le change. Quand elle débordera, il faudra que l’on vienne vite avec nos torchons et nos serviettes parce que qu’est-ce que nous allons laisser, n’est-ce pas, entre l’eau répandue et celle évaporée ? Nous vivons des temps de brouets. Nous leur avions préféré les creusets. Et quoi, appeler qui ? Relire une note : « Hausser le niveau d’intelligence et de connivence avec le monde, plutôt que d’élever la dose de bien-être et de sécurité ». Amusant. Il reste les chantiers. « Comment se réconcilier avec le risque ? », « Que faire des manichéismes post-idéologiques ? », « Que vaut la diversité contre la différence ? », « Comment rêver sa mémoire ? », « Le socio-artistique achèvera-t-il le lien social ? », « Comment objecter à la spécialisation des savoirs ? ». Mais les chantiers sont eux aussi des champs de pierre. Cette phrase alors : « L’imperméabilité entre les espèces semble forclose, à quand la vengeance des pierres ? ». Peut-on « briser là » avec des pierres ? Cela se peut-il ? N’empêche, brisons là. On dirait bien que, demain, nous partons en vacance.



















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