Lautresite, le jour, 24 septembre 03



Sam Moktar :
A le Fkhi, on nous envoie comme de la chair à canon et toi tu penses déjà à l’après-guerre. T’as bu la bière?

Ben Fkih :
Ecoute mon fils c’est Allah qui décide du destin, c’est ni toi ni moi. Mais je vais te dire mon fils, aujourd’hui…ce soir…j’ai…j’ai un peu peur et moi quand j’ai un peu peur je fume beaucoup.

Sam Moktar :
Moi aussi j’ai peur. J’essaye de pas y penser

Ben Fkih :
Toi, tu es encore jeune, donc inconscient. Ah Allah ; Allah le clément et le miséricordieux… J’ai déjà fait un contrat avec lui.

Sam Moktar :
(en blaguant) Un contrat de mariage ?

Ben Fkih :
Kon te chem ! On ne rigole pas avec ce qui est sacré. Tu oublies qui je suis ou quoi ?

Sam Moktar :
Excuse-moi le Fkih, mais la guerre me fait tout oublier et je n’ai pas une vision à long terme comme toi.

Ben Fkih :
Hé bien, moi j’en ai une pour toi , de vision Mokhtar, iak je te considère comme mon fils. Jusqu’ici tu m’as toujours suivi, tu m’as fait confiance. Grâce à Allah nous on est les lions du désert. Tu es un lion, non?

Sam Moktar:
(dubitatif) Ben ouais !