Lautresite, le jour, 24 septembre 03
       
[


En ce jour du mercredi 24 septembre 2003,
nous constatons que depuis deux ou trois années, la moitié des journaux télévisés français du soir semble désormais dédiée aux catastrophes naturelles. Cela devient un rituel dans le rituel. Feux de forêts, inondations (hier Montpellier), coups de tabac venteux ou tempêtes de neige, on dirait tout un catalogue de menaces bibliques. On ne sait pas, nous d’Outre-Quiévrain, si l’on doit à l’exiguïté de notre superficie de se sentir à l’écart de la colère divine mais on regarde avec étonnement, je vous prie de croire, ce déferlement qui finit par ressembler à une punition. Que fait le politique devant le naturel ? À Montpellier où Ricardo Boffil édifia quelques exemples majestueux de son art écrasant, on apprend que les canalisations d’égouts sont trop étroites, qu’elles empêchent les flux et ne régulent pas les écoulements. Il y a quelque chose à comprendre, là-dedans, quand le maire se préfère grand architecte plutôt que soutier. Il y a une France d’en bas qui est encore plus bas que bas et ce sont les égouts qui la submergent. Le peu de souci que l’on a pour les gens qui vivent en troglodytes du social, on le voit aussi à Toulouse. Avec cette usine AZF, qui ajoute à la liste des catastrophes de la nature un désastre de l’économie, la mairie toulousaine est sommée de rendre des comptes comme le serait une quelconque ONG : on a vu les empoignades, on a remarqué aussi l’hébétude d’un maire par ailleurs roué aux affaires humanitaires. Quand l’argent des donateurs sert à rénover le siège central de l’association, on est sans doute dans le cancer de l’affaire Croze-Marie, mais on ne peut pas être dans le bien public. Quelque chose là aussi ne régule pas. (...)




















]