Lautresite, le jour, 22 septembre 03



Sam :
(au public) Durant la seconde guerre mondiale, ils furent quatre vingt cinq mille Marocains à signer, comme Moktar. Et c’est sans compter les quatre cent mille Algériens, Tunisiens et Sénégalais qui viendront rejoindre les premières lignes du front.

Ben Caïd :
(réapparaissant) Au revoir Mon colonel, vive la France ! (se tournant vers Moktar) Moktar ! Qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu as signé le contrat .Tu vas passer quatre ans en enfer ! Mais j’aurais pu vous aider moi-même. Moktar, Moktar, Moktaaaar…

Noir – On entend la voix de l’histoire (off – appel du roi Mohammed V) : « C’est aujourd’hui, alors que la France prend les armes pour défendre son sol, son honneur, sa dignité, son avenir et les nôtres, que nous devons être nous mêmes, fidèles aux principes de l’honneur de notre race, de notre histoire et de notre religion. Il est de notre devoir le plus absolu de manifester au gouvernement de la France, notre reconnaissance pour tout ce qu’elle a fait pour nous. Et le premier qui faillirait au devoir élémentaire de cette reconnaissance, serait indigne de nos ancêtres et enfreindrait les ordres du Créateur qui nous a imposé le devoir de la reconnaissance et celui de nous éloigner des ingrats. A partir de ce jour et jusqu’à ce que l’étendard de la France et de ses alliés soit couronné de gloire, nous lui devons un concours sans réserve, ne lui marchander aucune de nos ressources et ne reculer devant aucun sacrifice. Nous étions liés à elle dans les temps de tranquillité et d’opulence et il est juste que nous soyons à ses côtés dans l’épreuve qu’elle traverse et d’où elle sortira, nous en sommes convaincus, glorieuse et grande. »





A suivre