Lautresite, le jour, 22 septembre 03



Ben Caïd :
Comment il iti ? I boiti ? Il avi in barbe ?

Sam Moktar:
Peut-être…

Ben Caïd :
AAAaaaaaaah (il va vérifier qu’ils sont bien seuls et revient) Je leur ai pourtant dit mille fois que je ne mange pas de ce pain-là

Sam Moktar :
A qui ?

Ben Caïd :
Quand comprendront-ils que la destinée de notre pays est liée à celle de la France ? Par exemple, la route qui a été construite pour faire passer les camions qui amènent vos olives jusqu’ ici ? Qui l’a construite ? Les Français ! Est-ce ma faute si Dieu m’a donni le don di didrrouillardise. Ce sont des envieux, des jaloux, des Fellahs !

Sam Moktar :
Les Fellahs sont des hommes qui travaillent la terre avec leurs mains.

Ben Caïd :
Hé bien toi, travailles avec ta tête, parce que sur leurs terres, il ne pleut plus. Et c’est Dieu qui les a abandonnés, ces terroristes. (On entend la Nouba) La fanfare ! Le colonel vite ! Ouvre la bouche. T’as transporté des tracts politiques, et bien maintenant tu les manges. L’homme en blanc, tu l’as vu ?

Sam Moktar :
Où ça ?