Lautresite, le jour, 22 septembre 03



Ben :
C’est une immersion directe et profonde ya sahbi… Tu retrouves tout le monde, même les gens que tu n’as pas envie de voir, tu les retrouves. Ils viennent se frotter contre toi.. On se regarde, on se frôle, on retrouve même l’odeur de son pire ennemi. Et, et, et,…heureusement y a aussi les amis. SAMI !

Sam :
BEN!

Sam et Ben :
El haaaaamdoullah !! Et la famille labess ? El-walida ça va, etc… (bisous , etc)

Ben :
Sam, un petit verre?

Sam :
Un petit thé pour la route et nous voilà chez Hamid. Faut savoir que d’habitude, chez Hamid, c’est une véritable cacophonie : on discute politique, les cartes claquent sur les tables, les commandes se font à qui criera le plus fort, les verres de thés se bousculent sur les plateaux d’aluminium,… Même la fumée de cigarettes semble être en pleine discussion !

Ben :
Mais ce jeudi-là Hamid, comme tous ses clients d’ailleurs, ne nous entendait pas. Silence radio. Tout le monde était comme sourd. Scotché, connecté, hypnotisé, parabolisé à quoi ? A AL DJAZIIIIIRA !.

Sam :
Tous, tous, tous ! Scotchés à l’écran ! Exactement comme des Américains devant CNN. Sauf le vieux Bouchaïd