Lautresite, le jour, 22 septembre 03
       
 

Un détail: David est belge. Il est un des citoyens de ce beau pays où le droit prime sur l'arbitraire et la force. Mais ses enfants sont toujours à Ouaga et n'ont toujours pas de visa.

Autre détail: l'article 12 du Code de la Nationalité (CNB) dit ceci : Lorsque l'auteur ou l'adoptant d'un enfant mineur acquiert ( par exemple par option ou par naturalisation), ou recouvre volontairement la nationalité belge, celle-ci est également attribuée à l'enfant. Le lieu de naissance de l'enfant et de l'auteur est dans ce cas sans importance.

Aïda et Anaïs, les enfants de David sont belges de droit. Mais ils n'ont pas de visa, pas de passeport belge, ils sont toujours à Ouagadougou et ne peuvent donc rejoindre leur nouveau pays. Aminata, l'épouse de David attend, elle aussi.
L'école a repris les cours depuis le 4 septembre.

C'est une histoire banale.


Cette histoire banale, nous allons en suivre les prochains épisode, cette semaine, sur lautresite. Elle n'est peut-être pas ce cas "exemplaire" sur lequel se mobiliseraient demain associations et mouvements. Mais, elle est bel et bien le résultat d'une désinvolture et d'un désintérêt constant de l'autre même quand il est déjà un peu vous.Cette histoire, nous la donnerons à lire aussi aux officiels et aux fonctionnaires qui devraient lui apporter une solution. Car le temps est compté pour tout le monde. Voici donc l' histoire de David, Aminata, Aïda et Anaïs.