Lautresite, le jour, 18 septembre 03

   




C’est d’un pas alerte et depuis Garda de Sus que j’entrepris d’atteindre les célèbres grottes de Scarisoara. Après deux bonnes heures d’ascension au "pays des Moti", j’arrivai au village du « Ghetar », petit hameau d’une dizaine de maisons éparses, dressées à flanc de collines.
Assis sur une pierre, je soufflais quelque peu. Les occupants de l’habitation la plus proche, attirés par ma présence se présentèrent à moi en m’offrant force lait et fromage de chèvre. La femme, petite, charnue, au teint buriné, les yeux pétillants un brin malicieux, le regard vif, me montra fièrement les cahiers et manuels de français d’un de ses fils !
Et nous nous plurent ainsi à passer de formidables minutes, à échanger quelques mots sur nos destinées respectives et à sympathiser jovialement. Je n’avais guère qu’une boîte de biscuits et quelques menues friandises à leur offrir. Mais à cela, ils ne prêtèrent guère d’intérêt ! Seul semblait compter pour eux, ce moment privilégié partagé ! Et ainsi je repartis, ragaillardi, vers les hauteurs. Une demi-heure me séparait encore des grottes glaciaires.